Le Festival Shalom, organisé ce 31 mai 2026 à Anvers
avait pour seul objectif de rassembler Israéliens, Palestiniens, Iraniens, chrétiens, juifs, musulmans, etc., bref, des citoyens libres et de toutes convictions, autour d’un principe aussi noble que simple, à savoir que
La paix exige le courage de se parler, même et surtout lorsque c’est difficile.
L’événement entendait également rappeler une réalité occultée : les persécutions graves, souvent meurtrières, subies par les chrétiens dans plusieurs pays islamiques, persécutions documentées par des ONG internationales, mais passées sous silence dans l’espace public européen et dont semblent se désintéresser tous ces mouvements soi-disant citoyens et engagés qui font pourtant feu de tout bois.
Force est pourtant de constater que les persécutions actuelles à l’égard des chrétiens émanent de la même idéologie barbare et des mêmes rouages internationaux que ceux qui tyrannisent le peuple iranien assoiffé de vie, mais trahi par des gouvernants autocrates,
lesquels constituent pourtant l’une des plus grandes sources reconnue de radicalisation mondiale.
Une manifestation pour empêcher le dialogue.
En parallèle, une manifestation pro-palestinienne a été déployée dans le but assumé de perturber le festival pour la paix. Face à cette hostilité, la présidente de l’organisation du festival a proposé ce que toute démocratie devrait encourager, c’est-à-dire un débat public, ouvert, contradictoire, transparent et serein où chacun pourrait exposer et défendre ses idées.
La réponse (ou plutôt, l’absence de réponse) tint du refus total. Pas de discussion ! Pas d’écoute ! Pas même la volonté d’entendre ce qui se disait à quelques mètres. Que du mépris !
Le tout doublé d’une sorte de bouillie de cris de guerre revendiquant pêle-mêle toutes les causes mondiales possibles dans un brouhaha de contradictions frôlant le délire.
Ce genre de refus du débat, qui malheureusement se répète et s’accentue, n’est pas un simple geste d’humeur et ne relève pas d’une forme d’excès de zèle.
Il s’agit bel et bien d’une tentative délibérée de confisquer l’espace public, d’empêcher l’existence d’une parole différente, d’imposer une vision unique par la pression, par le bruit et par l’intimidation.
Quant aux revendications tous azimuts des participants, elles témoignent des manipulations que subissent malheureusement ces derniers et qui sont orchestrées par quelques organisations politisées, souvent téléguidées depuis l’étranger, et fondamentalement dangereuses pour l’humanité entière.
L’intimidation comme méthode, la démocratie comme victime.
Ce qui s’est produit à Anvers illustre une dérive plus qu’inquiétante. Ce que l’on nomme la cancel culture constitue désormais une arme politique visant à faire taire, effacer, neutraliser toute voix qui ne s’aligne pas.
Cette mécanique relève d’une forme de terrorisme : un terrorisme intellectuel. Il ne s’agit pas de la violence physique, du moins pas encore, mais de la peur d’être insulté, la menace d’être ostracisé, la volonté d’étouffer toute nuance. Or, une démocratie repose sur deux piliers indissociables : la liberté de s’exprimer et le droit d’être écouté.
Quand l’un des deux est saboté, c’est l’ensemble du système qui se fissure.
La question qui se pose par conséquent est celle de savoir quel nouvel ordre mondial, quelle idéologie de la mort, se cache derrière cette bête hurlante ?
« Que celui qui lit comprenne ! »
Car, après l’intimidation, vient la diffamation, après le terrorisme intellectuel, viennent la violence et l’oppression , avec le règne du faux-prophète et de ses immondes serviteurs.
Quand les slogans remplacent la pensée.
La cancel culture prospère parce qu’elle s’appuie sur des foules manipulées par des slogans simplistes, des mots d’ordre qui dispensent de réfléchir, et plus encore, par des demi-vérités. Ce mécanisme est aujourd’hui amplifié par les réseaux sociaux, où l’indignation instantanée remplace l’analyse, et où la complexité est sacrifiée au profit de mots d’ordre émotionnels.
Les humains d’aujourd’hui, celles et ceux qui refusent de rester « des petits enfants, ballottés et emportés par tout vent de doctrine, par la ruse des hommes et leur habileté dans les manœuvres d’égarement » (comme le dit si bien l’apôtre Paul dans son Épître aux Éphésiens 4:14), feraient bien de retrouver les valeurs qu’exprime un célèbre poème de Rudyard Kipling dont voici quelques vers :
Une logique totalitaire.
Quoi qu’il en soit, les expériences de l’histoire sont claires : toutes les idéologies totalitaires commencent par interdire la parole. Le fascisme comme le stalinisme ont d’abord exclu les voix dissidentes, puis les personnes elles-mêmes.
D’abord on empêche de parler, ensuite on empêche d’exister, enfin, l’on finit dans les camps ou au goulag.
Déjà, la mécanique mentale est en place, avec la volonté d’exclure, de réduire au silence, de déshumaniser, le tout avec cet éternel relent nauséabond d’antisémitisme.
C’est cette mécanique que nous devons dénoncer tant qu’il n’est pas trop tard ! Attribuée généralement à Edmund Burke, cette parole est prophétique :
« La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien. »
Alors, comme le dit Ésaïe : « je ne me tairai pas ! » Esaïe 62:1
À qui profite le crime ?
Dès lors, une question s’impose : à qui profite le refus de dialoguer ? Qui a intérêt à empêcher la parole ?
Une chose est certaine : le silence ne profite ni à la paix, ni à la vérité, ni à la liberté, ni à la démocratie. Quant à ceux qui refusent le débat, ils ne défendent pas une cause ; ils défendent un pouvoir, un pouvoir diabolique.
Les médias, du moins ceux qui se prétendent « libres », devraient pourtant faire la part des choses et permettre aux citoyens de s’informer de manière complète, c’est-à-dire aussi de manière contradictoire. Hélas, la corruption semble avoir atteint la sphère de l’information, non par ignorance, mais par lâcheté, au nom de l’audimat et au son d’une foule qui réclame « crucifie ! »
La paix, la vérité, la liberté, la démocratie … exigent du courage, pas de l’intimidation.
- La liberté d’expression n’est pas négociable.
- Le dialogue reste la seule voie crédible vers la paix.
- La pluralité des voix est un pilier démocratique.
- L’intimidation ne remplacera jamais la pensée.
Les responsables politiques, culturels et associatifs ne peuvent pas « s’en laver les mains ». Ils devraient en urgence protéger l’espace du débat, refuser les logiques de meute, défendre le droit fondamental de se rencontrer, même, et surtout, lorsque l’on n’est pas d’accord.
Et, si les passions écrasent la raison sans appel possible, si le débat est refusé ou contrôlé, alors, c’est que la Parole (le Logos) créatrice et libératrice a été rejetée, et qu’il est déjà trop tard.
Au nom de la Coalition Belge pour Israël, Hector Cornet d’Auquier
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